Durant la période la plus terrifiante de l’année, nommée Halloween, films d’horreur, maisons hantées et costumes en tout genre sont la recette appliquée par tous pour vous faire mourir de peur. Cependant à Treated.com, nous avons voulu répondre à la question : peut-on littéralement mourir de peur ?

La réponse est “oui”, il est tout à fait possible de mourir de peur mais cette réponse reste tout de même à nuancer. 

En effet, “ces incidents sont extrêmement rares lorsque la mort intervient”, et “les antécédents médicaux sont généralement un facteur”, a déclaré Docteur Daniel Atkinson, Directeur clinique chez Treated

En clair, seules les personnes ayant des maladies cardiovasculaires courent un risque accru lorsqu'elles ont peur. Pour les personnes en bonne santé, il est donc très peu probable de mourir à cause des farces d’Halloween. 

Lorsqu'une personne est effrayée ou se sent en danger, le corps se met automatiquement en mode combat ou fuite. Le cerveau déclenche alors un signal engendrant une poussée d'adrénaline. Le rythme cardiaque s'accélère et envoie plus de sang dans les différents groupes musculaires. En l’espace de quelques secondes, cette personne devient une version plus forte et plus rapide d’elle-même. Le combat ou la fuite déclenche entre autre l’accélération instantanée des réflexes, la dilatation des pupilles et des tremblements. 

Vu sous cet angle, on pourrait croire que devenir Bruce Banner (ou Hulk pour les intimes) dopé à l'adrénaline c’est plutôt cool surtout si nos fonctions cognitives sont décuplées. Néanmoins, un stress prolongé peut avoir des effets négatifs sur l’organisme tels que l’hypertension artérielle ou encore l’anxiété. 

“L’adrénaline n’est pas mesurable et les éléments déclencheurs sont variés” déclare Dr Daniel Atkinson. “Nous ne réagirons pas de la même manière face à une situation “dangereuse”. 

Imaginez-vous, ce soir-là être dans votre parking seul, lorsque la lumière s'éteint soudainement. Vous parvenez même à entendre des bruits de pas dans votre direction (oui, cela pourrait être une scène tout droit tirée d’un film d’horreur mais tout à fait possible). Ce type d'événement pourrait déclencher chez vous une accélération du rythme cardiaque liée à une poussée d’adrénaline mais il serait tout de même exagéré de dire que vous aurez la même sensation en voyant une personne vêtue d’un costume de clown devant votre porte d’entrée et de surcroît le soir d’Halloween.

Pour les fans de sensations fortes et de maisons hantées, n’ayez crainte, vous pouvez vous rendre dans vos attractions favorites sans risque. Sans le savoir votre corps est déjà préparé à avoir peur donc votre réaction ne sera pas la même que face à un réel danger. 

“Le psychisme humain et le corps humain ont la capacité de se préparer en amont à des situations dites prévisibles et ainsi gérer le stress qui pourrait en découler”, précise Dr Daniel Atkinson. “Les événements soudains et inattendus ont tendance à augmenter la fréquence cardiaque et la tension artérielle.” 

Il n'y a donc pas grand-chose à faire pour éviter d'être mort de peur, mais être en bonne condition physique peut aider. 

Après avoir expérimenté la peur, il est très commun de vouloir partager cette expérience traumatique avec son entourage. Voici 5 expressions que nous adorons utiliser pour refléter notre peur. Mais sont-elles organiquement possibles ?

1. Avoir les jambes en coton

L’anatomie du corps humain contient beaucoup de choses mais le coton n’en fait pas partie. Vos jambes ne se transformeront pas en coton géant à la suite d’un événement stressant. En revanche, la peur pourrait vous crisper et donc vous rendre dans l’incapacité de bouger. Avoir les jambes en coton désigne le fait de se sentir faible et donc de ne plus avoir de force. 

2. Se faire pipi dessus

Il est courant de ressentir le besoin de vider sa vessie lorsque l’on se retrouve face à une situation stressante. La peur peut être un facteur vous empêchant de contenir votre vessie. Dans une situation “dangereuse” votre corps fera tout ce qu'il peut pour vous aider à réussir. Votre corps sait que vider votre vessie vous aidera à mieux gérer votre peur en vous préparant à combattre ou à fuir avec une vessie vide plutôt qu'avec une vessie pleine qui vous alourdira. Bien que cela soit possible, il n’en résulte pas d’une vérité absolue, encore une fois nous réagissons tous différemment face à la peur. 

3. Avoir le sang qui se glace dans les veines

Théoriquement, il est peu probable qu’un jour votre sang se glace dans vos veines à moins que vous ne soyez mort et que votre corps soit plongé dans des conditions de froid extrême. Le corps humain a une température d’environ 37°C, ce qui rend impossible le processus de “sang glacé”.

4. Serrer les fesses 

Qui n’a jamais serré les fesses à l’approche d’un examen ? La crispation désigne la contraction brève d’un groupe musculaire dû à un facteur externe. Ce phénomène indolore peut se produire lorsque nous sommes sujet à la peur mais aussi lors d’événements plus communs (agacement, mécontentement, énervement...). Lorsque nous sommes face à la peur, le corps se prépare à l’action (combat ou fuite) et serrer les fesses peut donc être l’une de ces caractéristiques. 

5. Avoir une peur bleue

Tout d’abord la peur n’est pas une couleur mais un ressenti, de ce fait elle ne peut être bleue. Cette expression a vu le jour au XIXe siècle, et est à l’origine d’ordre médical. La cyanose se caractérise par une insuffisance d’oxygène dans le sang entraînant une coloration bleue de la peau et des muqueuses. Les causes de cyanose sont variées mais la peur n’est pas un facteur. Il y a donc aucune chance que vous puissiez vous retrouver avec une “peur bleue” à la suite d’un événement traumatique.